Comptabilité

Plus-Value Actions Excel - Modèle Gratuit (2026)

Modèle Excel gratuit pour calculer huit plus-values d'actions, frais, PFU, résultats nets et totaux.

1 septembre 2026
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Ce modèle de calcul de plus-value actions dans Excel sert à chiffrer huit opérations de cession : prix de revient, produit de cession, plus-value brute, impôt PFU et résultat net. Il enregistre aussi les dates, l'ISIN, les quantités, les prix unitaires et les frais de chaque opération.

Le classeur contient 4 onglets : Transactions, Paramètres, Synthèse et Mode d'emploi. Tu saisis les données sur les lignes 4 à 11 de Transactions ; les montants par ligne, les totaux et le taux effectif d'imposition se calculent ensuite à partir du taux PFU total défini dans Paramètres.

On a conçu ce fichier pour un investisseur particulier qui veut reconstituer rapidement le résultat de quelques ventes d'actions. Commence par vérifier les paramètres fiscaux, puis remplace les huit exemples fixes par tes propres opérations sans ajouter de lignes au tableau.

Principaux avantages de ce modèle Excel

  • Prix de revient calculé par opération avec prise en compte des frais d'acquisition au prorata de la quantité cédée
  • Produit de cession net des frais calculé automatiquement pour chacune des 8 lignes
  • Impôt calculé sur les seules plus-values brutes positives avec le taux PFU total de l'onglet Paramètres
  • Totaux des prix de revient, cessions, plus-values brutes, impôts et plus-values nettes sur une ligne dédiée
  • Graphique de plus-value nette par opération pour repérer les cessions bénéficiaires et déficitaires

Guide étape par étape

À l'ouverture, lis l'onglet Mode d'emploi, puis ouvre Paramètres. Tu peux y modifier l'année d'imposition, le taux d'impôt sur le revenu du PFU et les prélèvements sociaux : le taux PFU total est leur somme. Les champs TMI et seuil de cession PEA sont visibles, mais aucune formule du classeur ne les utilise.

Dans Transactions, renseigne les lignes 4 à 11 : numéro, dates d'achat et de cession, valeur, ISIN, quantités, prix unitaires et frais. Les quantités achetées et cédées acceptent uniquement des nombres entiers de 0 à 10 000 ; une erreur « Quantité invalide » apparaît hors de cette plage. Les colonnes de prix de revient, produit de cession, plus-value, impôt, résultat net et durée de détention se complètent seules. La ligne de totaux alimente ensuite Synthèse et son graphique en colonnes.

Fonctionnalités incluses

Calcul proratisé des frais d'acquisition lors d'une cession partielle — le coût retenu suit la quantité effectivement vendue
Durée de détention exprimée en jours — calculée entre l'achat et la cession, ou jusqu'à la date du jour si la cession est vide
Mise en forme rouge des plus-values brutes et nettes négatives — repère immédiatement les opérations déficitaires
Volet figé à partir de A4 et lignes 1 à 3 répétées à l'impression — les en-têtes restent lisibles lors de la consultation

Calculer une plus-value d'actions opération par opération

Les données à réunir pour chaque cession

Un investisseur qui gère un CTO ou un PEA reçoit souvent de son courtier un avis d'opéré pour chaque vente, mais pas toujours une reconstitution exploitable du prix de revient lorsqu'il a acheté le même titre à plusieurs dates. Le calcul d'une plus-value d'actions repose pourtant sur des éléments précis : quantité cédée, prix d'achat retenu, frais d'acquisition, cours de vente et frais de cession. Un dirigeant de TPE qui détient des titres cotés, une profession libérale qui investit sa trésorerie personnelle ou un particulier qui suit quelques lignes d'actions peuvent utiliser un tableau de travail pour rapprocher ces données avant leur déclaration.

Dans ce classeur, chaque ligne décrit une cession. Pour 40 actions achetées 100 € l'unité avec 20 € de frais, puis cédées à 115 € avec 8 € de frais de vente, le prix de revient atteint 4 020 € et le produit de cession 4 592 €. La plus-value brute est donc de 572 €. Si les 40 actions vendues proviennent d'un achat initial de 100 actions, les frais d'acquisition sont retenus au prorata : 20 € × 40 / 100, soit 8 €.

Cette logique de frais proratisés est adaptée à la mécanique limitée du fichier, car elle évite d'imputer 100 % des frais d'achat sur une vente partielle. En revanche, le classeur ne reconstitue pas un prix moyen pondéré entre plusieurs achats d'un même ISIN. Si tu as acheté 30 actions à 90 €, puis 30 autres à 110 €, le prix unitaire à saisir ne doit pas être choisi au hasard : il faut d'abord déterminer hors du tableau la méthode de prix de revient cohérente avec les données communiquées par ton intermédiaire.

La feuille Transactions contient exactement huit lignes, de la ligne 4 à la ligne 11. C'est un format de contrôle pour un lot de ventes ciblé, par exemple les 8 cessions réalisées sur un trimestre ou les 8 positions que tu veux vérifier avant de consolider tes justificatifs. Le graphique de Synthèse compare les plus-values nettes par opération ; il ne mesure ni le rendement annualisé, ni l'allocation d'actifs, ni la performance globale d'un portefeuille.

La durée de détention est affichée en jours. Elle permet de détecter une erreur de date, comme une cession datée avant l'acquisition, mais elle n'entre pas dans l'impôt calculé par ce modèle. Garde donc les avis d'opérés et relevés annuels du courtier : le tableau sert à documenter et contrôler tes chiffres, pas à remplacer les données de l'établissement financier.

PFU, CTO et PEA dans le calcul des gains

Un calcul uniforme basé sur le taux PFU

Pour les cessions de valeurs mobilières détenues dans un compte-titres ordinaire, les gains relèvent notamment de l'article 150-0 A du Code général des impôts. Par défaut, le prélèvement forfaitaire unique est fixé à 30 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, selon l'article 200 A du CGI. Le calculateur reprend cette structure sous forme de deux paramètres : taux PFU — impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Leur addition produit le taux PFU total appliqué aux plus-values brutes strictement positives.

Avec une plus-value brute de 572 € et un taux total de 30 %, l'impôt affiché est de 171,60 € et la plus-value nette de 400,40 €. Pour une moins-value brute de -250 €, la formule d'impôt du fichier renvoie 0 €, puis la plus-value nette reste à -250 €. C'est utile pour isoler la fiscalité théorique d'une cession bénéficiaire, mais ce résultat n'est pas un calcul d'imposition annuelle complet.

Le modèle calcule aussi un indicateur intitulé « Moins-values (à reporter 10 ans) » à partir du minimum entre zéro et la plus-value brute totale. L'article 150-0 D, 11 du CGI prévoit que les moins-values sur valeurs mobilières peuvent s'imputer sur les gains de même nature de l'année et des 10 années suivantes. Toutefois, la cellule du classeur ne suit ni l'année d'origine des moins-values, ni les imputations antérieures, ni le solde reportable disponible. Elle ne doit donc pas être lue comme un registre de reports fiscaux.

Le PEA suit une mécanique distincte. Après 5 ans de détention du plan, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu, tout en restant soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %. Avant ce délai, un retrait entraîne les conséquences fiscales applicables au plan. Le fichier contient un paramètre de seuil de cession PEA et un taux de barème progressif, mais ils ne sont référencés par aucune formule. Il ne distingue jamais PEA et CTO, même si la colonne Valeur ou l'ISIN permet de les identifier visuellement.

Il faut donc utiliser le montant PFU du classeur comme une simulation uniforme pour les huit lignes. Ne mélange pas dans un même total des ventes PEA et CTO en interprétant le résultat comme un impôt à payer : une plus-value nette calculée au taux de 30 % sur une vente issue d'un PEA de plus de 5 ans surestimerait la composante d'impôt sur le revenu. Le bon usage consiste à isoler les opérations de même enveloppe fiscale avant la saisie.

Erreurs de saisie qui faussent la plus-value nette

Prix unitaires, frais et quantités à vérifier

La première erreur observée dans les tableaux de cession consiste à confondre le prix unitaire et le montant total. Si 75 actions sont vendues 48 €, la cellule de prix unitaire de cession doit contenir 48, pas 3 600. Le classeur multiplie déjà la quantité cédée par le prix unitaire. Saisir 3 600 dans cette colonne produirait un produit de cession de 270 000 € et une plus-value sans rapport avec l'opération réelle.

Les frais créent le deuxième écart fréquent. Les frais de cession sont soustraits du produit de vente, tandis que les frais d'acquisition augmentent le prix de revient. Pour une vente de 200 titres à 25 €, avec 15 € de courtage, le produit de cession est 4 985 €, pas 5 015 €. Inverser le signe des frais ou les saisir deux fois réduit artificiellement le gain ; il faut reprendre le montant effectivement débité sur l'avis d'opéré et le saisir une seule fois dans la colonne correspondante.

Une cession partielle demande une attention particulière. Le fichier applique les frais d'acquisition au prorata seulement lorsque la quantité cédée est inférieure à la quantité achetée. Avec 100 titres acquis, 30 € de frais et 25 titres vendus, il retient 7,50 € de frais d'acquisition. En revanche, le modèle ne vérifie pas qu'une quantité cédée de 120 est supérieure à une quantité achetée de 100. La validation accepte les deux valeurs car elle contrôle seulement des entiers compris entre 0 et 10 000.

L'ISIN est également une zone sans contrôle. Une faute entre FR0000120271 et FR000012027l, avec une lettre minuscule à la place du chiffre 1, n'est pas détectée. Le classeur ne vérifie ni le format, ni la validité, ni l'unicité de cet identifiant. Compare l'ISIN saisi à celui de l'avis d'opéré, surtout quand deux actions ont des noms commerciaux proches ou lorsqu'une opération porte sur une action étrangère.

Enfin, ne tire pas de conclusion fiscale à partir de la couleur seule. Le rouge signale une plus-value brute ou nette strictement négative ; le vert signale une plus-value nette strictement positive. Une ligne à zéro ne reçoit aucune de ces couleurs. Et une moins-value de -800 € affichée dans le tableau n'est pas automatiquement imputée sur une plus-value de 1 200 € dans l'impôt PFU des autres lignes : l'impôt est calculé ligne par ligne sur chaque gain positif. C'est une limite structurante du modèle pour toute série de ventes comprenant gains et pertes.

Questions fréquentes sur ce modèle

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Format du fichier Excel (.xlsx)
Logiciel compatible Excel, Google Sheets, LibreOffice
Prix Gratuit
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Qui est derrière ce modèle

Mathieu Garnier
A construit le modèle Excel
Mathieu Garnier
Expert-comptable

Mathieu Garnier est expert-comptable avec plus de douze ans d'expérience auprès des TPE, auto-entrepreneurs et professions libérales. Il conçoit chaque modèle Excel pour coller à la réalité française : TVA, charges URSSAF, plan comptable et liasse fiscale.

Léa Fontaine
A rédigé le guide d'utilisation
Léa Fontaine
Rédactrice & conseillère en gestion

Léa Fontaine est rédactrice spécialisée en gestion et comptabilité. Elle traduit les règles fiscales et sociales françaises (TVA, micro-entreprise, cotisations URSSAF) en guides clairs, étape par étape, que chacun peut suivre sans être comptable.